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dimanche 22 juin 2014

Maléfiquement Jolie


















En ce deuxième jour d'été, je me suis allée me balader dans la Lande, espérant échapper un peu à la chaleur qui asphyxiait la ville et espérant surtout y rencontrer l'une des plus célèbres fées du Monde de Disney...j'ai nommé Maléfique! Sauf que pour le coup, si ce prénom convenait parfaitement au personnage du film d'animation de 1959 puisqu'il y était question d'une très vilaine sorcière, ça cloche un peu dans la version 2014 qui réinvente le conte de la Belle au bois dormant en narrant l'histoire de cette illustre fée...pas vraiment méchante mais plutôt trahie, bafouée par les Hommes, (enfin UN homme). A noter d'ailleurs que Perrault dans son conte ne lui donne pas de nom tandis que les Frères Grimm eux en font la Fée Carabosse.
Sinon que dire du film? Visuellement, rien à dire. De très beaux effets spéciaux, une multitude de créatures fantastiques et de couleurs. Côté scénario, ça reste un Disney avec les gentils et les méchants mais l'originalité réside ici dans le fait que le méchant n'est pas forcément celui que l'on pense. Une intéressante inversion des rôles donc dans laquelle il convient à présent de saluer la performance d'Angelina Jolie. Impeccable. Elle incarne si parfaitement son personnage qu'on croirait ce rôle taillé sur mesure. Tour à tour émouvante, drôle, cynique et sombre, son rôle est tout en nuances. Et puis, il faut le dire, elle est diablement belle ailée et cornue! Elle ressemble à une créature des temps paganiques.  La classe quoi!
J'ai juste regretté que la balade ne soit pas plus longue. Il n'aurait peut-être pas fallu réveiller Aurore aussi vite. Moi je l'aurais laissé pioncer un peu plus longtemps, pas cents ans non plus faut pas abuser quand même mais juste de quoi laisser la végétation envahir le château parce que j'aurais bien aimé voir cela. Il y avait cependant des ronces et des épines mais chut, je n'en dirai pas plus! Une dernière chose au final : N'est peut-être pas la Belle au bois dormant celle que l'on croit...J'ai dit Chut!!!


lundi 17 février 2014

Byzantium


Je suis tombée par hasard dessus à la fnac. Quoi? Un film de Neil Jordan sorti l'an dernier dont je n'ai pas entendu parler! Quoi? Un film sur les vampires! J'ai loupé ça!!! Comment est-ce possible?!! Vite! Allons faire un tour rapide sur Allociné...Hum...Hum...Bon je suis rassurée parce que j'ai cru un instant avoir été enlevée peut-être par des extra-terrestres quand ce film est sorti en août dernier, ce qui expliquerait alors mon ignorance et mon amnésie...Mais...la vérité est ailleurs comme l'a si souvent dit l'Agent Mulder! La vérité est surtout beaucoup moins extravagante dans cette situation précise. En fait, j'habite en France et Byzantium n'est jamais sorti dans nos salles puisqu'il a connu un échec au box office d'autres pays. Cela ne me rassure pas tout en revanche parce que je me pose de sérieuses questions quant au devenir du cinéma, quant au mauvais goût de millions d'êtres humains, quant à la décérébration de cette nouvelle génération qui crie au chef d'oeuvre devant le dernier Fast and Furious. Dans quelle époque vivons-nous sérieusement?!  Permettez donc que j'emprunte l'expression à ce cher Molière : "Que diable suis-je venue faire dans cette galère?"
Parce que j'ai vu Byzantium et je ne comprends pas que ce film soit passé ainsi à la trappe. C'est un bon film, pas parfait loin s'en faut mais il y a un vrai parti pris, de vrais dialogues, de beaux plans etc...Il y a là un réalisateur qui assume entièrement sa vision du vampirisme sans succomber à la tentation de faire un film de vampires pour adolescents, un truc à la twilight quoi vous l'aurez compris...Attention, je n'ai rien contre ce genre de production. Les Twilight, je les ai lus, je les ai vus mais il faut bien reconnaitre que le thème du vampirisme n'est finalement qu'un prétexte à une histoire d'amour très fleur bleue entre un beau gosse et une belle gosse. On est loin des univers gothiques, sensuels et fascinants du Dracula de Coppola ou de l'adaptation du roman d'Anne Rice Entretien avec un vampire en 1994 par ce même Neil Jordan.
Avec Byzantium, j'ai retrouvé avec bonheur un peu de l'atmosphère si particulière qui m'avait fait tant aimer Entretien avec un vampire. A travers la relation ambigüe qui unit Eleanor et Clara, j'ai reconnu Louis et Lestat. Alors bien sûr, on pourra reprocher au réalisateur qu'il y a trop de ressemblances entre ces deux histoires et leurs personnages mais je préfère voir cela comme une certaine continuité, une manière de dire et montrer ce que peut-être il n'avait pu avec l'adaptation de l'oeuvre de la romancière américaine. Les pensées qu'Eleanor confie à ce journal qu'elle détruit sitôt écrit sont des instants à la fois d'ascension et de descente au plus profond du moi. J'ai adoré ces passages et aussi la manière de devenir cet Etre qui a besoin de sang pour exister au-delà de la vie et de la mort. Je n'en dirai pas davantage à ce sujet pour en garder intacte la poésie.
Neil Jordan a du talent. Son précédent film Ondine qui lui non plus n'avait pas rencontré de succès fulgurant (comme quoi...) m'avait déjà convaincue.

Pour le synopsis, il reste Allociné...

jeudi 4 juillet 2013

World War Z


D'habitude j'évite les films squattés par les zombies parce que premièrement, je ne raffole pas d'eux. Ce sont les seuls créatures surnaturelles qui m'angoissent et deuxièmement, ces films là sont souvent des nanars mais bon cette fois-ci j'ai fait une exception vu que c'était une adaptation d'un roman (de Max Brooks, WWZ, paru en 2006), vu que Brad Pitt y jouait (Brad, c'est mon adolescence, c'est Entretien avec un vampire et Légende d'Automne quoi!) et vu que le teaser était plutôt alléchant. Cela fait pas mal de raisons au final qui m'ont poussée hier dans une salle obscure...et...j'ai passé un bon moment, façon de parler hein! Ce blockbuster de l'été est réussi dans l'ensemble, le passage à Jérusalem étant le plus époustouflant! Non, c'était cool.
Et puis j'aime quoi qu'on en dise la démesure hollywoodienne. Parce que Brad Pitt ben il survit à tout : aux zombies, au crash d'un avion, à une barre de métal planté dans son abdomen, à la maladie! Et il arrive même à sauver sa famille! Pfff tous les super héros en collants peuvent aller se rhabiller! lol


jeudi 2 mai 2013

Cloud Atlas


























D'habitude, les titres et les couvertures de romans orientent mes lectures. Cette fois-ci, ce petit rituel m'a conduit jusqu'à ce film...Cloud Atlas. C'est tellement poétique! Il n'y a pas vraiment de hasard à vrai dire puisqu'à l'origine, il existe un roman d'un écrivain britannique David Mitchell dont ce film, réalisé par les Wachowski ( la trilogie Matrix) est une adaptation.
Un titre prometteur pour un film grandiose! J'ai pris une sacrée claque! 
Difficile de résumer...Ce film est un pont entre l'espace et le temps sur lequel avancent les mêmes personnages à travers plusieurs vies. On voyage ainsi de manière faussement aléatoire du XIXe aux années 30 et 70, à notre époque puis en 2144 et enfin au XXIIIe dans un monde post-apocalyptique mais cette fin est aussi le début, un éternel recommencement où l'humanité commet encore et toujours les mêmes erreurs sans jamais cesser d'espérer, sans jamais cesser d'aimer.
Une fable moderne sur la Liberté et le libre-arbitre des Hommes. Des Hommes d'Aujourd'hui qui ne sont pas différents de ceux d'Hier et encore moins de ceux de Demain...



dimanche 24 mars 2013

Le Monde fantastique d'Oz



Lundi, j’ai profité du Printemps du cinéma pour faire la traversée à petit prix et en montgolfière (le transport le plus onirique que l’Homme a inventé, ceci dit) pour m’aventurer jusqu’au Pays d’Oz. J’adore ce nom ! Il est absolument magique. Le pouvoir évocateur d’un seul mot. Deux lettres. Rien que deux lettres et c’est tout un royaume qui ouvre ses portes.
Cependant, j’avoue que je reviens de ce voyage un peu déçue. Sans doute en attendais-je trop de la Compagnie Disney. Elle avait les moyens d’en mettre plein les yeux, elle l’a fait mais il manquait un je ne sais quoi de magie. Un comble pour un film qui raconte l’histoire d’un des plus célèbres magiciens de la littérature. Ici, on ne retrouve pas la fillette Dorothée et son adorable petit chien Toto. En fait, l’action se situe avant celle du conte originel de L. Frank Baum, Le Magicien d’Oz, et narre comment un piètre magicien de cirque ambulant, Oscar Diggs, surnommé Oz, devient LE magicien d’un pays féérique qui porte son nom.
Hélas, la véritable magie ne s’acquiert pas à grands renforts d’effets spéciaux, d’une 3D sans intérêt, qui ôte encore à l’image sa luminosité. La vraie magie vient de l’âme et ce film en manquait. J’espérais davantage de la trame, des dialogues, des acteurs. Dommage.
Il y a quand même du positif : le générique du début est excellent ; débuter le film en noir et blanc et opter pour la couleur lorsqu’on débarque dans le pays d’Oz est un parti pris assez judicieux ; un passage 3D réussi lorsque le dirigeable du magicien tombe à l’eau, descend les rapides d’une rivière, et qui aurait donc mérité de durer un peu plus ; la petite fille de porcelaine est plutôt attachante.
Au final, un voyage agréable mais pas transcendant. Deux heures de détente, c’est déjà ça.

dimanche 12 août 2012

Abraham Lincoln : chasseur de vampires


Si la presse n'a pas été tendre avec cette réalisation de Timur Bekmambetov, jugeant le scénario souvent absurde - imaginez vous donc! Un illustre président américain dans la peau d'un chasseur de vampires! On ne touche pas comme ça aussi facilement aux légendes ! - je trouve cependant ce film assez réussi surtout sur le plan visuel et finalement audacieux. Alors, qu'Abraham Lincoln, en secret, manie comme jamais la hache, pour se débarrasser d'une menace vampirique, personnellement, cela ne m'a pas choquée. J'étais venue voir un film fantastique et non un long métrage historique. Je suis donc ressortie de la salle agréablement surprise. Pour ma part, j'ai passé un bon moment dans les états fondateurs du XIXe en compagnie de vampires et de chasseurs vêtus de redingotes et coiffés de hauts de forme. Ah le XIXe...il avait sacrément de la gueule ce siècle-là !


dimanche 15 avril 2012

Titanic



J’avais 19 ans lorsque le Titanic de James Cameron a coulé pour la première fois sur nos écrans. J’ai assisté trois fois à ce naufrage. J’avais 19 ans et chaque fois, je suis sortie de l’obscurité d’une salle, les yeux noyés de larmes…parce qu’à cet âge-là, l’amour qui unit Jack et  Rose, ça fait rêver ! A 19 ans, on n’aime pas les happy ends. A 19 ans, on est romantique. A 19 ans, les plus belles histoires sont forcément tragiques.


C’est donc avec une certaine nostalgie que j’ai revu ce film cette semaine. 14 ans ont passé…déjà ! Aujourd’hui, Titanic est en 3D ; une 3D plutôt réussie qui ajoute davantage de spectaculaire au bateau et au naufrage de ce dernier mais Titanic reste avant tout l’une des plus belles histoires d’amour du cinéma et les progrès technologiques ne changent rien eux à cette émotion.




14 ans pour le 7e art...100 ans pour l'Histoire...




dimanche 8 avril 2012

Hugo Cabret


Aujourd’hui, il neigeait. J’étais à Paris et j’attendais un train. Un train que je n’ai jamais pris parce qu’entre les rouages des horloges et les vapeurs des locomotives, j’ai rencontré Hugo et finalement, j’ai préféré partir avec lui à bord de cette fusée qui s’écrase dans l’œil de la Lune.
Hugo est orphelin. Il a perdu son père dans une explosion. Son papa était horloger. Son oncle lui, remonte les horloges de la gare. Son oncle est surtout alcoolique. Il a d’ailleurs disparu depuis plusieurs semaines. Alors, Hugo continue à remonter les horloges à sa place. Hugo se cache. Il ne veut pas finir à l’orphelinat. C’est pourtant ce qui arrivera s’il se fait attraper par l’inspecteur. Hugo est bien seul. Tout ce qu’il lui reste de son père c’est ce mystérieux automate qu’il essayait de réparer juste avant de mourir. Un automate au mécanisme rouillé avec une serrure en forme de…cœur…
Aujourd’hui, il neigeait et j’ai aidé Hugo à trouver la clé qui rendrait vie à l’automate. Mais cette étrange clé, avec son panneton en forme de…cœur…ouvrait aussi les portes du rêve. Un rêve en 3D, signé Martin Scorsese, adapté du roman jeunesse de Brian Selznick, dans lequel, le réalisateur rend un vibrant hommage au 7ème art et à l'un de ses pionniers, le cinéaste français Georges Mélies.
Aujourd’hui c’était hier. Une fusée s’est écrasée dans l’œil droit de la Lune. Aujourd’hui, j’ai voyagé à travers l’impossible et c’était merveilleux. 



Georges Mélies - Le Voyage dans la Lune