Theo

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jeudi 1 août 2013

Le Calice

Au bord du Calice, sa lèvre s’est posée
avec délicatesse et délivrance
tel un Azur printanier suspend sa danse
sur le sépale courtisé des rosées

Circé contemple ainsi Calypso s’enivrer
dans leur chambre de verdure à ciel ouvert
Le jardin résonne des notes si claires
que ruisseaux et fontaines laissent s’égarer

Toutes deux allongées sur un lit de cistes
L’une savourant cette sève divine
L’autre respirant ce corps qu’elle devine
tendre sous l’étoffe au drapé violoniste

Nymphe sourit à la grande enchanteresse
qui du bout des doigts, d’un geste funambule
ôte du tissu la dernière fibule
pour goûter de sa peau toutes les promesses

Magicienne sait bien qu’il faut de l’Amour
prolonger les prémisses si l’on souhaite
posséder jusqu’à l’âme une belle conquête
Car Plaisir est affaire de cour et de tours

Ainsi Circé frôlant de ses boucles ambrées
les courbes galantes de sa chère amante
susurre d’une voix mélodieuse et lente
des louanges qui font Calypso se cambrer

Chevelures et chairs ardemment se lient
dans la chambre de verdure à ciel ouvert
Le jardin résonne des soupirs stellaires
Que de puissants charmes changent en ancolies


1 commentaire:

  1. DIVIN ! Tant de beauté, de douceur et d'onirisme !
    Perfection.

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