Theo

Theo

Le Comptoir des Cormorans

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les histoires de pirates. Je ne saurais dire aujourd’hui avec exactitude la ou les causes de ce profond attrait pour ce monde peuplé de légendes où l’imaginaire s’emmêle inextricablement à la réalité qu’il est bien difficile de démêler le vrai du faux. Et peu importe d’ailleurs parce que c’est cela qui fait tout le charme et la magie de ce monde lorsque des personnages flamboyants de la littérature, du cinéma dépassent les frontières de l’imaginaire collectif et s’ancrent peu à peu dans l’Histoire. Jack Sparrow, le héros de la saga Pirates des Caraïbes devient à ce titre tout aussi réel qu’un Barbe Noire ou un John Rackham.
Ces histoires d’abordages, de chasses au trésor, d’îles perdues aux confins des océans, n’ont de cesse de me faire rêver bien que je ne sois pas sans ignorer à présent que la réalité de ces écumeurs des mers était beaucoup moins exaltante que toutes les légendes contées depuis. Là encore, peu importe. La fiction a lentement grignoté cet équateur qui sépare l’hémisphère onirique de l’hémisphère authentique, là sur la carte du temps…
Alors je continue de rêver de vaisseaux fantômes, de galions majestueux, de sirènes au chant aliénant. Je suis encore cet enfant qui s’émerveilla un noël de trouver au pied du sapin un magnifique bateau pirate Playmobil dont il fallut tendre les voiles et hisser le pavillon orné d’une tête de mort. C’est peut-être par-là que j’aurais dû commencer. Voilà le pourquoi du comment !



C'est lui!!! Ah! Béni soit l'Océan Google qui l'a recraché de ses abysses, faisant resurgir tant de souvenirs, d'heures de jeu dans ma chambre, mon antre-songe, loin du monde des adultes, bien triste...
Le mien a hélas sombré dans les eaux temporelles. Trop de jeux l'ont abîmé, cassé ses gréements. Puis j'ai grandi, mes rêves ont pris le large vers d'autres horizons, un petit frère est aussi passé par là...Il ne reste plus grand chose de lui, peut-être la coque, les canons, quelques pirates estropiés, éparpillés dans des cartons rangés au fond d'un placard...Mais il était beau n'est-ce pas?! J'en ai passé des journées dans la cabine du capitaine, à essayer de déchiffrer les mystères d'une carte au trésor. Ce château arrière était certainement la partie que je préférais. Et ces petits canons noirs et rouges, et ce coffre rempli de minuscules pièces d'or...
Si j'ai un jour la chance d'en retrouver un à peu près intact dans une brocante et à un prix abordable, je crois que je craquerai!
En attendant, je peux l'avouer, j'ai recommencé une moindre collection de ces adorables forbans. Ils peuplent l'une des étagères de mon cabinet de curiosités. Bientôt, je vous les présenterai. Ils espèrent que je leur offre un navire mais mon âge me fait hésiter! Serait-ce bien raisonnable à 34 ans d'acquérir cette petite merveille par exemple :


J'ai résisté jusque-là mais...


*
Je reviens d'une excursion à la Fnac avec dans mon sac un roman de plus de 1500 pages qui j'espère tiendra toutes ses promesses.


Je ne puis pour l'instant me fier qu'à la 4ème de couverture plutôt alléchante :

"En Yougoslavie, Anton et Jak, dix et onze ans, assouvissent leurs rêves de piraterie en chapardant sur les bateaux du port. En échange d'alcool, un ivrogne leur raconte l'épopée du Pirate Sans Nom, un forban hors du commun qui aurait disparu sans laisser de trace, en emportant le plus fabuleux trésor de l'histoire de la piraterie. Pour Anton, ce qui n'est sans doute qu'une légende va devenir sa principale raison de vivre. Devenu pilleur d'épaves, sa quête le mènera aux quatre coins de la planète, et il découvriira que derrière l'énigme du Pirate Sans Nom s'en cache une autre, bien plus ancienne, celle du Vaisseau ardent...
De l'Egypte prépharaonique à l'Amérique contemporaine, en passant par l'âge d'or des Caraïbes et les glaces du Groenland, le Vaisseau ardent embarque pour la plus grande chasse au trésor jamais contée. Mais quelle est la vraie nature du trésor?"

Evidemment, cela donne envie de tourner tout de suite la première page mais il me faudra patienter parce que je suis déjà engagée dans une autre course, celle du Chronos, une frégate commandée par le capitaine François Villon.


Nous sommes au XVIIe siècle et le capitaine Villon dans un journal de bord sous forme de récit narre son existence de pirate sur la mer des Caraïbes. La particularité de ce roman : les chapitres sont dans le désordre parce que le monde dans lequel navigue le flibustier subit de fortes perturbations temporelles. La particularité du Chronos: ses canons tirent du temps! Et le voilà qui affronte la flotte d'un Alexandre le Grand qui voudrait s'introduire dans son siècle. 
Je n'en suis pour l'instant qu'à une petite centaine de pages mais cette histoire est d'ores et déjà passionnante. 

A suivre...

En tout cas, j'ai de quoi lire pour les semaines à venir et surtout de quoi nourrir mes rêves de corsaire! Qui plus est, je suis revenue hier du bureau de tabac avec le numéro 9 du Figaro Histoire consacré aux Pirates bien sûr! Non mais quelle chance! Permettez donc que je me retire prestement dans ma cabine avec tous mes trésors...


(Quelques mois plus tard...)
























Bon j'ai craqué! Le voilà! Je vous présente le Dark Swell et tout son équipage! Aucune mutinerie à bord pour le moment! Le capitaine tient son navire et ses hommes d'une main de fer.


Blackwave - Le Capitaine


Aucun commentaire:

Publier un commentaire